Pentest : les questions à se poser avant de s'engager 

Vous envisagez de faire un pentest ou test d’intrusion. 

Félicitations, c'est déjà une décision importante — et souvent le signe d'une vraie maturité sur les enjeux cyber.  

Seul un pentest bien réalisé vous permettra de combler les angles morts de votre cybersécurité et de mesurer votre risque d’exposition.  

Encore faut-il savoir choisir la bonne mission, le bon périmètre, le bon prestataire. 

Ce guide est là pour vous y aider : les bonnes questions à poser, les pièges à éviter, les critères qui font la différence. 

La vraie question est "qu'est-ce que j'achète exactement, et qui va le faire ?" Un pentest qui ne détecte pas toutes les vulnérabilités ne vous protège pas — il vous donne une fausse assurance de sécurité. 

Quelques signaux qui distinguent un prestataire sérieux : il vous pose des questions avant de vous proposer une offre, il vous explique sa méthodologie sans que vous ayez à la demander, ses experts sont certifiés et ont une expérience terrain réelle, et son rapport comporte des preuves d'exploitation concrètes et reproductibles — pas une liste de CVE générée automatiquement. 

Avant de contacter le moindre prestataire, il y a un travail préalable à réaliser de votre part. 

Vous pouvez commencer par répondre à ces quatre questions :  

Toutes vos ressources ne méritent pas le même niveau d'attention. Ce qui compte, c'est d'identifier ce qui, s'il était compromis, mettrait vraiment votre activité en danger : vos bases clients, vos données financières, vos outils de production, vos accès fournisseurs. Sont-ils exposés sur Internet ? Accessibles depuis un SharePoint mal configuré ? Protégés par une authentification robuste ? Ces réponses conditionnent directement le périmètre à auditer. 

Une entreprise qui a externalisé une partie de son SI, ouvert des accès VPN pour le télétravail ou mis en ligne des applications métier a une surface d'attaque bien plus large qu'elle ne l'imagine souvent. Avant tout pentest, un inventaire honnête de vos actifs exposés est indispensable.  

La réponse à cette question oriente tout le reste. S'agit-il de réduire un risque identifié ? De répondre à une exigence contractuelle ou réglementaire ? De rassurer un client stratégique ? De préparer une certification ISO 27001 ? Ou d'une démarche proactive pour tester votre résistance avant qu'un vrai attaquant ne s'en charge ?  

Cette clarté vous permettra non seulement de mieux vous approprier les résultats, mais aussi de les communiquer avec impact auprès de votre COMEX — et d'embarquer toute l'organisation dans la démarche. 

Un pentest ne se limite pas à évaluer la robustesse de vos infrastructures : il révèle aussi les failles humaines, souvent invisibles mais tout aussi critiques. Même avec une sécurité technique irréprochable, des pratiques à risque (mots de passe faibles ou stockés en clair, clics sur des liens douteux, partage d’informations sensibles) peuvent offrir à un attaquant une porte dérobée vers le cœur de votre entreprise. Anticiper ces comportements, c’est se donner les moyens de combler les brèches avant qu’elles ne soient exploitées — et transformer vos collaborateurs en premier rempart contre les cybermenaces. 

Une fois le périmètre posé, la question centrale est celle de la méthode. C'est souvent là que l'on distingue les prestataires entre eux — car un pentester sérieux est capable de vous expliquer précisément ce qu'il va faire, pourquoi, et ce que ça va produire. 

Un scanner de vulnérabilités automatique peut identifier des failles connues. Il ne peut pas s'adapter à votre environnement spécifique, enchaîner des étapes d'exploitation, contourner vos mécanismes de défense ou simuler le comportement d'un attaquant humain. Le pentest manuel, conduit par un expert qui adapte son approche en fonction de ce qu'il découvre, est sans comparaison plus pertinent et plus réaliste. 

Exigez donc de savoir si la mission sera manuelle, qui la conduira, et si le prestataire cherchera à explorer l'ensemble des chemins de compromission — et non à s'arrêter à la première vulnérabilité trouvée. 

Ces trois approches ne sont pas interchangeables. Chacune répond à un objectif différent. 

La boîte noire simule un attaquant externe qui ne dispose d'aucune information sur votre système. Il part de zéro, agrège des informations publiques, sonde vos surfaces d'exposition et tente de s'introduire comme le ferait un vrai adversaire. C'est l'approche la plus réaliste d'un scénario d'attaque — et celle à privilégier si vous n'avez encore jamais fait de pentest ou si vous souhaitez mesurer votre exposition réelle. 

La boîte grise part d'un scénario dit "assume breach" : on suppose qu'un attaquant a déjà obtenu un accès initial — un compte utilisateur compromis, par exemple — et on évalue ce qu'il peut faire à partir de là. Cartographie du réseau, identification des vulnérabilités, élévation de privilèges, déplacement latéral jusqu'aux actifs critiques. Cette approche est particulièrement pertinente pour tester la résistance interne de votre SI. 

La boîte blanche donne au pentester une connaissance complète de votre architecture : code source, documentation, accès administrateur. Réservée aux organisations les plus matures, elle permet d'atteindre une exhaustivité maximale dans la détection des risques. C'est l'approche la plus complète — mais aussi la plus exigeante en termes de préparation. 

Notre recommandation : pour une première approche ou pour évaluer votre exposition réelle, la boîte noire est le choix le plus pertinent. La boîte grise vient utilement en complément si vous souhaitez tester votre résistance à une compromission interne. Une autre option est de commencer le test d’intrusion en boite noire puis de le poursuivre en mode boite grise pour avoir une vision globale de vos vulnérabilités, en fonction des connaissances de l’attaquant.

Un pentest ne se termine pas quand le pentester quitte vos locaux ou se déconnecte de votre environnement. Ce que vous avez acheté, c'est autant le rapport que les connaissances qu'il contient — et la capacité à agir sur ce qu'il révèle. 

Un bon rapport de pentest s'adresse à plusieurs audiences simultanément.  

Il doit comporter : 

Dans le rapport remis à l'issue de la mission, un point mérite une attention toute particulière : la possibilité de reproduire les attaques menées. C'est en effet cette capacité de rejeu qui vous permettra de comprendre précisément les vulnérabilités identifiées et de les corriger efficacement. Au-delà de l'aspect technique, cette transparence sur les scénarios de pentest joués constitue un véritable levier pour faire progresser votre démarche cyber dans la durée. Elle rend le risque concret, palpable, et facilite grandement les échanges avec l'ensemble des parties prenantes — direction, équipes métiers, partenaires — autour des enjeux de cybersécurité.

Avant de vous engager, prenez donc le temps d'interroger votre prestataire sur la nature précise du rapport et des livrables fournis : niveau de détail des scénarios, preuves techniques associées, recommandations de remédiation, restitution orale… Autant d'éléments qui feront la différence entre un simple audit et un véritable outil d'amélioration continue.

C'est un usage trop souvent négligé. La restitution des résultats d'un pentest est une occasion rare de sensibiliser votre direction générale aux enjeux cyber de manière concrète et factuelle — sans discours alarmiste, mais avec des preuves. Constater que quelqu'un a pu accéder au serveur de paie ou cartographier l'ensemble du réseau interne en quelques heures produit un effet que les présentations théoriques ne produisent pas. 

C'est aussi l'occasion de se situer : un bon prestataire est en mesure de vous comparer à des entreprises de taille et de secteur comparables, ce qui donne une perspective réelle sur votre niveau de maturité. 

Un pentest qui produit un plan de remédiation que personne n'a la capacité de mettre en œuvre n'a qu'une valeur limitée. Avant de vous engager, posez-vous honnêtement la question : disposez-vous des compétences en interne pour traiter les vulnérabilités qui vont être identifiées ? Si ce n'est pas le cas, un prestataire sérieux doit pouvoir vous accompagner dans cette phase — et pas seulement vous remettre un rapport en vous souhaitant bonne chance. 

C'est peut-être la conviction la plus importante à emporter de cet article. Un pentest ponctuel est utile. Un pentest inscrit dans une démarche régulière est ce qui fait vraiment la différence. 

Les raisons sont simples. Les menaces évoluent très vite : les techniques d'attaque se renouvellent chaque année, de nouveaux vecteurs émergent en permanence — les infostealers et les faux captchas, par exemple, sont aujourd'hui des vecteurs d'intrusion redoutables qui représentent un business florissant pour les attaquants.  

Vos systèmes évoluent aussi : chaque migration, chaque nouveau projet, chaque intégration ouvre potentiellement de nouvelles surfaces d'exposition. Ce qui était sûr il y a dix-huit mois ne l'est peut-être plus aujourd'hui. 

Quelques bonnes pratiques pour maximiser la valeur de vos tests : 

Les équipes d’AISI vous accompagnent dans la mise en place de vos tests d’intrusion – selon votre contexte et selon vos besoins. 

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Bonne lecture !

Le Club Décision DSI renouvelle sa confiance envers AISI comme partenaire technologique et cybersécurité en 2026

Pour la septième année consécutive, AISI est sélectionné et recommandé par les décideurs Informatiques du club Décision DSI.

En tant que partenaire technologique Platinium, nous sommes ravis de mettre notre expertise au profit des membres du club et de les accompagner sur leurs sujets de cybersécurité stratégique et opérationnelle.

Le Club Décision DSI est la plus importante organisation française de décideurs informatiques. Un réseau indépendant et privé de 1500 décideurs informatiques, CIO/ DSI et RSI au sein duquel siègent 13 DSI Ambassadeurs de leurs secteurs d’activité, une Présidente et un Vice-Président.

Chaque Année, le Club décision DSI identifie 40 sociétés innovantes afin de les présenter aux adhérents du Club. Le Club rassemble des hommes et des femmes d’expérience, animés par la volonté de mener des actions qui soutiennent d’autres Directeurs des systèmes d’information dans la réalisation de leurs projets professionnels.

Nous remercions le Club Decision DSI pour leur confiance renouvelée et sommes ravis de participer et d’échanger avec tous les membres lors des conférences et tables rondes à venir.

Les prochains rendez-vous d’AISI avec le Club Décision DSI :

Organisés dans des environnements conviviaux et propices aux échanges, ces événements rassemblent les professionnels et décideurs du secteur IT autour de leurs enjeux stratégiques.

Ils constituent des temps forts privilégiés durant lesquels AISI sera présent pour partager son retour d’expérience et apporter son éclairage pointu en cybersécurité. L’occasion d’échanger concrètement sur les problématiques IT, les risques émergents et les bonnes pratiques permettant de renforcer durablement la résilience et la sécurité des systèmes d’information.

À propos d'AISI :

🚀 Expert cybersécurité depuis plus de 10 ans, AISI se consacre exclusivement à la sécurité stratégique et opérationnelle des organisations françaises de taille intermédiaire et des établissements publics.

Nous nous engageons à vous conseiller et vous protéger à chaque étape de votre cybersécurité : 

En cas d’incident avéré de sécurité, vous pouvez compter sur nos ninjas en urgence.

Avec AISI, vous bénéficiez d’un véritable conseiller cyber pour vous aider, jour après jour à améliorer votre posture cyber. 

Pour obtenir un parrainage et intégrer le club, nous vous invitons à contacter la présidence du Club Decision DSI.

Comment choisir son SOC : les bonnes questions à se poser pour une stratégie cyber efficace  

Le Security Operations Center (SOC) est un maillon essentiel dans la stratégie cyber d’une organisation. Il représente le cœur opérationnel de la détection, de la surveillance et de la réponse face aux incidents de sécurité.

Mais toutes les DSI le savent : choisir un SOC n’est pas une simple question d’outillage, c’est une démarche stratégique. Avant de signer, il faut savoir ce qu’on attend réellement de son partenaire et où placer le curseur entre supervision, détection, qualification et réponse

Pour vous accompagner dans cette démarche, nous vous avons préparé une checklist de questions à vous poser au moment de définir vos besoins et de vous lancer à la recherche du SOC adapté à votre organisation. 

Le SOC ou « Security Operations Center » a pour rôle de détecter, évaluer et prévenir les incidents et les menaces de sécurité.  

La définition du NIST du SOC est la suivante : 

« Un centre d’opérations de sécurité (SOC) est le point central des opérations de sécurité et de la défense du réseau informatique d’une organisation. …

Le SOC est également chargé de détecter, d’analyser et de répondre rapidement aux incidents de cybersécurité. » 

Le SOC est donc la pierre angulaire de la sécurité de votre système d’information

La première question à se poser est donc la suivante : 

« Qu’est-ce que j’attends exactement de mon SOC ? » 

Supervision ou réponse à incident ? 

La confusion entre ces deux mondes est fréquente. Beaucoup de DSI pensent « SOC » alors qu’elles veulent en réalité un service complet de détection d’anomalies et de réponse à incident

Le bon réflexe : clarifier votre besoin de détection. Jusqu’où doit aller votre SOC ? Jusqu’à l’alerte ? Ou jusqu’à la qualification et la recommandation d’action ? 

🥷🏻 Chez AISI, notre SOC intègre la levée de doute et la réponse à incidents, pour une meilleure performance cyber. En cas de comportement anormal dans votre système d’informations, notre équipe d’analystes sera en mesure de lever le doute et définir s’il s’agit d’une tentative d’intrusion. 

Autre point-clé : le périmètre de détection.  

Ici, il s’agit de définir les systèmes, infrastructures, applications et données que vous souhaitez surveiller en continu. Il peut s’agir des terminaux, des serveurs, des bases de données, des connexions…Tout ce qui peut être surveillé car pouvant permettre à un attaquant d’atteindre le système d’information de votre organisation. 

Ce périmètre de détection doit être défini selon les risques métiers et technologiques propres à votre organisation. Il peut également être adapté au cours du temps.  

Ce point rejoint un autre critère essentiel dans le choix de votre SOC : les partenaires technologiques de votre prestataire. Chaque prestataire dispose d’une stack technique visant à répondre à l’ensemble des périmètres à surveiller. 

Une question essentielle pour la DSI à poser à votre prestataire peut être la suivante : 

« Quelles solutions et environnements savez-vous superviser ? » 

Cette question est centrale et vous permettra d’identifier les technologies supportées par le prestataire. 

🥷🏻 Chez AISI, nous travaillons avec les solutions à l’état de l’art en matière de cybersécurité – certains leaders mondiaux et des solutions européennes et souveraines reconnues dans l’écosystème.

Pour en savoir plus sur nos partenaires ➡️ https://www.aisi.fr/

Un SOC efficace ne se juge pas au nombre d’alertes générées, mais à la pertinence des détections et à leur niveau de qualification

Trop d’alertes, c’est la surcharge d’information ; pas assez, c’est le risque de passer à côté d’une menace.  

Il est donc primordial de bien comprendre la méthode d’alertes du prestataire rencontré.  

Vous pouvez vous assurer de ce volet-là en lui posant ces quelques questions : 

C’est un point important à bien noter : en fonction de son environnement, le SOC peut remonter de nombreuses alertes, et il peut devenir complexe de détecter les signaux faibles. 

Souhaitez-vous recevoir toutes les alertes ? Ou simplement les alertes critiques pour votre sécurité ? 

Le SOC n’est d’ailleurs pas un produit figé : c’est une entité vivante qui apprend, s’ajuste et évolue avec votre SI. 

🥷🏻 Chez AISI, tous nos analystes SOC sont des analystes de niveau 3. Nous vous garantissons d’analyser et traiter tous les signaux faibles et de ne vous solliciter que pour les menaces réelles. Cela vous garantit un meilleur suivi au quotidien de votre périmètre de sécurité et vous permet de vous concentrer sur votre coeur de métier.

Tous les SOC ne font pas la même chose une fois une alerte détectée. 

Certaines structures se limitent à classifier les alertes (vrai/faux positif). D’autres vont plus loin dans la qualification (analyse du risque, origine, impact potentiel). 

Les plus avancées proposent une levée de doute ou une investigation complète. 

Questions à aborder : 

Un bon SOC doit offrir la capacité à revenir dans le temps pour reconstituer les événements, grâce à une rétention suffisante et une collecte de logs robuste

🥷🏻 Chez AISI, la qualification des incidents est fondamentale et est une composante « by design » de notre SOC. Il vous permet d’identifier les incidents de sécurité, d’être plus réactif en cas de menace avérée et de vous faire monter en compétence dans la sécurisation de tout votre parc informatique. 

Choisir un SOC, c’est aussi s’engager dans une démarche de long terme
La première année est souvent une phase d’apprentissage : le SOC et la DSI apprennent à se connaître, les règles se précisent, les faux positifs se réduisent. 

Puis vient la phase de maturité, où l’on affine les détections, on intègre de nouvelles sources, on étend la couverture. 

Questions à prévoir dès le départ : 

L’objectif pour la DSI : être prévenue, comprendre, et agir

Un SOC performant doit permettre à la DSI d’avoir les bonnes informations au bon moment, sans être submergée. 

Le choix d’un SOC est un choix stratégique pour la sécurité de votre système d’information. 
C’est un partenariat opérationnel, où la clarté des attentes, la qualité du dialogue et la compréhension mutuelle priment sur la simple technologie. 

🥷🏻 Avec AISI, nous vous dédions un analyste qui sera votre interlocuteur privilégié pour toutes les questions relatives à votre SOC et votre sécurité. Pour vous, c’est l’assurance d’avoir un analyste référent, disponible et surtout joignable pour vous accompagner en cas de besoin. 

Vous cherchez à équiper votre organisation d’un SOC ?